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Organisme Norme (année)

Dates

 

Consigne BnF

Création

2014/01/16

Mise à jour

 

 

 

Instrument de recherche en EAD

Type de documents

Archives et manuscrits

Titre

Manuel de catalogage des manuscrits médiévaux à la BnF

Mots clés

manuscrit ; manuscrit médiéval

 

Sommaire

 

1 - Introduction

2 - La cote

3 - Le titre

3.1 - Principe général

3.2 - Cas particulier

3.2.1 - Manuscrit anonyme

3.2.2 - Titre différent de la forme de notoriété

3.2.3 - Titre long

3.2.4 - Manuscrit contenant plusieurs œuvres

4 - Le nom d’auteur

5 - La date

6 - La description physique

6.1 - Principe général

6.2 - Les différents éléments de description physique

7 - La langue des unités documentaires

8 - L’organisme responsable de l’unité intellectuelle

9 - La provenance

10 - Le contenu

10.1 - Généralités

10.2 - Le nom de l’auteur

10.3 - Le titre de l’ouvrage

10.4 - L’incipit et l’explicit

10.4.1 - L’incipit

10.4.2 - L’explicit

10.5 - Le renvoi à l’édition principale et/ou aux études secondaires

11 - Les références bibliographiques

12 - Documents de substitution

 

 

1 - Introduction

Ce manuel a pour objectif de fixer les pratiques de description en vigueur au département des Manuscrits de la BnF et leur application dans l’environnement EAD.

2 - La cote

La cote du manuscrit est le premier élément d’information dans la notice, en première place dans le <did>.

Elle est inscrite dans la balise <unitid> avec un type « cote ».

 

Ex. : <unitid type="cote">Latin 2983</unitid>

 

Elle est suivie des anciennes cotes du manuscrit, inscrites dans cette même balise répétable, mais typées « ancienne cote ».

On classe les anciennes cotes de la plus ancienne à la plus récente, en évitant tout exposant dans la numérotation (préférer la parenthèse pour des raisons de conversions dans Gallica, bibliothèque numérique de la BnF).

 

Ex. :    <unitid type="ancienne cote">Colbert 6133</unitid>

            <unitid type="ancienne cote">Regius 4589(5)</unitid>

 

 

 

NB : dans un recueil dont la description nécessite plusieurs composants, la balise <unitid> sert à indiquer les feuillets de chaque partie du manuscrit. On utilise le type « division ».

 

Ex. : <unitid type="division">F. 1-147</unitid>

 

 

3 - Le titre

3.1 - Principe général

Le titre général suit directement la cote dans la notice, au moyen d’une balise  <unittitle>.

Il est saisi de préférence dans la langue du contenu.

 

On distingue deux éléments dans un <unittitle> :

-        dans la balise <persname> : le nom de l’auteur ou du traducteur, lié aux autorités Nom de personne (cf. 4. Le nom d'auteur) ;

-        dans la balise <title> : le titre de l’œuvre, lié aux autorités Titre.

 

 

Ex. : <unittitle><persname authfilenumber="ark:/12148/cb11891532s" source="OPP" normal="Bernardus Claraevallensis (saint ; 1090?-1153)" role="0070">Bernardus Claraevallensis</persname>, <title authfilenumber="ark:/12148/cb119682566" source="OPP" normal="Bernard de Clairvaux (saint ; 1090?-1153) [Sermones in Cantica canticorum]>Sermones super cantica canticorum</title></unittitle>

 

 

3.2 - Cas particulier

3.2.1 - Manuscrit anonyme

Pour un manuscrit anonyme, on indique le titre seul.

 

3.2.2 - Titre différent de la forme de notoriété

Le titre de notoriété est celui que l’on rencontre le plus fréquemment chez les éditeurs ou dans les répertoires.

 

Si le manuscrit comporte un titre différent du titre sous sa forme de notoriété :

-        le titre de notoriété est indiqué dans le <unittitle> ;

-        le titre mentionné dans le manuscrit est spécifié dans le <scopecontent>.

On cite, entre guillemets, la rubrique dans laquelle se trouve ce titre.

 

a) Si la rubrique se trouve au début de l’ouvrage, la citation suit immédiatement le nom de l’auteur et le titre restitué.

 

Ex. : Hugo de Sancto Victore, Speculum ecclesiae : « Incipit liber de divinis officiis Hugonis de Sancto Victore… »

 

b) Si le titre se trouve dans l’explicit, on le cite en dernier lieu, avant ou après les renvois bibliographiques, en indiquant le feuillet auquel il se trouve.

 

3.2.3 - Titre long

Si le titre figurant sur le document est trop long (ce cas se rencontre le plus souvent dans les manuscrits français), on privilégie le titre de notoriété ou un titre forgé afin d’alléger la notice et son indexation. Le titre inscrit dans le manuscrit est porté en <scopecontent>.

 

Ex. :

 

 

 

3.2.4 - Manuscrit contenant plusieurs œuvres

Si le manuscrit contient plusieurs œuvres, on les recense dans un seul <unittitle>.

Toutefois, au-delà de cinq œuvres différentes, on donne un titre forgé dans le <unittitle> et on détaille l’ensemble des œuvres dans le <scopecontent>, en utilisant les balises <title> et <persname>.

 

Ex. :

 

 

4 - Le nom d’auteur

Les noms d’auteur sont saisis en minuscules dans le <unittitle>, en latin pour les manuscrits du fonds latin, en français pour ceux du fonds français, etc.

 

Pour les noms des auteurs médiévaux écrivant en ancien français, on saisit le nom de l’auteur tel qu’il apparaît dans le manuscrit, en s’assurant que la notice d’autorité Nom de personne à laquelle il est rattaché comprend la forme utilisée. Si ce n’est pas le cas, on complète la notice si elle existe, ou on la créée.

 

Pour les noms de saint, deux formes sont possibles, selon la formulation dans le manuscrit :

-        on écrit « sanctus » en minuscules et en toutes lettres avant le nom s’il se présente comme tel dans le manuscrit (par exemple on écrit « santus Bernardus » et non « Sanctus Bernardus », « s. Bernardus », « S. Bernardus ») ;

-        on peut également choisir une formulation du type « Bernardus Claraevallensis », en s’assurant toujours qu’elle figure bien dans la notice d’autorité Nom de personne, au besoin en complétant ladite notice.

 

 

5 - La date

La date est obligatoirement inscrite dans une balise <unitdate>, dont il faut impérativement compléter les attributs « era », « calendar » et « normal ».

 

Remarque : les deux premiers attributs sont souvent pré-remplis : era=ce (pour ère chrétienne), calendar=gregorian (pour calendrier grégorien).

 

Ex. :    <unitdate era="ce" calendar="gregorian" normal="1101/1200">XII<emph render="super">e</emph>             s.</unitdate>

 

 

 

Pour une datation approximative, on remplit l’attribut « normal » au moyen d’une fourchette de dates à 4 chiffres (ex. : « 1101/1200 » ‒ et non « 1100/1199 » ‒ pour le XIIe siècle).

 

On peut en revanche « resserrer » les dates pour préciser au quart de siècle une datation certaine (voir l’exemple de la capture d’écran ci-dessus).

 

On indique le siècle en chiffres romains, suivis de « siècle ».

 

Si l’on peut préciser davantage, on emploie les expressions « début », « milieu », « fin ».

 

Si le manuscrit est daté, on fait suivre l’indication du siècle d’une parenthèse précisant la date.

 

Dans le cas d’une date précise transcrite, on indique, si nécessaire, le style en usage (« ancien style » ; « nouveau style »).

 

S’il est difficile de préciser qu’un manuscrit est de la fin d’un siècle plutôt que du début du siècle suivant, on mentionne les deux siècles (ex. : XIVe-XVe siècles).

 

Si le manuscrit se présente sous forme de recueil s’étendant sur plusieurs siècles, on ne mentionne pas de date dans le chapeau de la notice, mais on indique la date de chaque partie du recueil, dans le composant (<c>) dédié, à l’aide d’une nouvelle balise <unitdate>.

 

De manière générale, toute précision argumentée concernant la date sera reportée dans le <scopecontent> : relevé du colophon, références aux travaux d’historiens ayant proposé une datation, divergences entre spécialistes, etc.

 

NB : il existe également une balise simple <date> qui peut être encodée au fil du texte, dans la description du manuscrit ou son historique. On veillera cependant à n’en pas multiplier l’usage mais à l’utiliser dans des conditions limitées aux types proposés à l’encodage.

 

 À la BnF, les types retenus sont les suivants : création de l’œuvre ; décoration ; entrée ; événement ; illustration ; reliure ; spectacle ; traduction.

 

6 - La description physique

6.1 - Principe général

La description physique du manuscrit est contenue dans l’élément <physdesc>.

Les informations y sont structurées à l’intérieur des balises <physfacet>, dont chacune comprend un type d’information précis : écriture, codicologie, reliure, etc.

Sont présentes également dans cette partie l’importance matérielle et les dimensions, signalées respectivement dans les éléments <extent> et <dimensions>.

 

NB : l’élément <physdesc> permet de saisir du texte libre. Toutefois, on ne fait figurer aucun contenu signifiant en dehors des balises <physfacet>, ce pour de meilleures qualification et répartition de l’information autant que pour des raisons d’interopérabilité du CCFr (Catalogue collectif de France), dont l’interface présente de manière distincte les informations de chaque <physfacet> en excluant toute donnée à l’extérieur de ces balises.

 

La mention de l’origine du manuscrit est indiquée en tête du <physdesc> dans une balise <geogname>, typée « lieu de copie ».

 

Ex. : <geogname role="5020">Nord de la France</geogname>

 

6.2 - Les différents éléments de description physique

 

a) <Physfacet type ="écriture">

 

L’écriture doit, autant que possible, être caractérisée (ex. : écriture italienne, anglo-normande, humanistique, cursive).

 

On précise :

-        si le manuscrit est autographe ou s’il s’agit d’une copie exécutée par une personne connue ;

-        si le manuscrit a été écrit par un seul ou plusieurs scribes (mains).

 

On cite ici le colophon qui renseigne sur la rédaction et les recherches qui ont permis d’identifier le copiste (dont le nom est indiqué dans un <persname role="0270">).

 

 

b) <Physfacet type ="décoration">

 

Chaque fois que faire se peut, on caractérise la décoration du point de vue stylistique :

-        soit par pays ou région géographique (ex. : décoration de style anglais, espagnol, français, italien, germanique) ;

-        soit par tout autre terme consacré définissant le style de la décoration et impliquant une notion d’école ou d’atelier déterminé dans le temps et dans l’espace (ex. : décoration de style franco-saxon, mozarabe, ottonien). On peut éventuellement préciser l’école (ex. : décoration carolingienne de l’École de Tours, de style rémois) ;

-        soit par les différents types de décoration élaborée (ex. : décoration filigranée ‒ et à un niveau encore inférieur, la décoration rubriquée ‒ tracée uniquement avec des encres de couleur). Préciser éventuellement : décoration filigranée de style parisien, méridional, français, espagnol, anglais, etc.

 

On définit ensuite la nature de la décoration, en distinguant les catégories qui composent habituellement le décor d’un manuscrit.

 

α) Les lettrines

 

-        Indiquer en premier lieu la nature des lettrines (ex. : initiales historiées, ornées, peintes ou dessinées). Détailler les éléments décoratifs utilisés pour le dessin des lettres (ex. : à motifs végétaux ou zoomorphes, à bianchi girari [pour les manuscrits humanistiques italiens]) lorsque cela a permis l'identification d'un enlumineur ou le rattachement à une école.

-        Indiquer leur situation et leur fréquence, et, le cas échéant, les sujets qu’elles contiennent.

 

β) Les encadrements et les bordures

 

Rappels liminaires : un encadrement est un élément décoratif entourant le texte sur quatre côtés ; une bordure est un élément décoratif marginal, s’étendant sur un, deux ou trois côtés.

 

-        Caractériser éventuellement les motifs employés (ex. : encadrement [ou bordure] à feuilles de lierre ou feuilles de vigne, à bianchi girari, à rinceaux or-azur, à fleurs et à fruits, à figures [ou scènes] marginales sans rapport avec le texte [grotesques, scènes de chasses, etc.]).

-        Compléter par la décoration secondaire (ex. : lettrines de couleur [ou légèrement filigranées], bouts de ligne, pieds de mouche, titres, titre courant).

 

 

c) <Physfacet type ="illustration">          

 

-        Préciser la nature de ces illustrations (ex. : peintures ou peintures en grisaille, dessins [rehaussés de couleurs, de grisaille, non rehaussés, à l’encre, à la mine de plomb], schémas, diagrammes, etc.).

-        Indiquer leur forme ou mise en page (ex. : à pleine page, à mi-page, de la largeur de la surface décrite, de la largeur d’une colonne d’écriture, en médaillon, marginale), et éventuellement leur situation et leur fréquence (ex. : en frontispice, en tête de chaque division du texte).

-        Le cas échéant, décrire les sujets des illustrations (par exemple, si le manuscrit ne figure pas dans la base Mandragore ou si les illustrations sont en nombre suffisamment réduit pour que leur description puisse être faite dans ce champ).

-        Indiquer, dès que possible, le nom de l’artiste ou de l’atelier auquel ces illustrations peuvent être attribuées avec certitude (ex. : « de la main de Jean Fouquet », « du maître du maréchal de Boucicaut », « du maître de Rohan », ou « de l’atelier de… ») ; le relier à la notice d’autorité Nom de personne.

-        Noter la présence éventuelle d’indications écrites à l’usage de l’enlumineur ou d’esquisses marginales.

 

 

d) <Physfacet type ="marginalia">

 

Présenter les éventuelles annotations du copiste, mais également, s’il y a lieu, les diverses mains postérieures,  classées, si possible, par date d’intervention (ex. : mentions diverses, corrections, notes marginales, mentions relatives au texte, essais de plume).

 

 

e) <Physfacet type ="codicologie">

 

La codicologie concerne essentiellement le nombre et la composition des cahiers (avec les numéros des feuillets).

 

La collation est spécifiée en toutes lettres (ex. : « 24 cahiers : 8 cahiers de 12 feuillets (f. 1-96) ;  6 cahiers de 8 feuillets (f. 97-144) ; 10 cahiers de 8 feuillets (f. 145-224) »).

 

Préciser également, s’il y a lieu : la signature des cahiers, les réclames, les indications de pièces, la présence de foliotations anciennes, de feuillets blancs, les inversions de feuillets ou de cahiers, ou tout autre information jugée utile à la description codicologique complète du manuscrit.

 

 

f) <Physfacet type ="support">

 

Rappel : pour les manuscrits, le support peut être papier et/ou parchemin.

 

Lorsqu’il s’agit de papier, relever les filigranes, les décrire et, si possible, les rapprocher des filigranes relevés par Briquet, ou par d’autres dictionnaires de filigranes.

 

 

g) <extent>

 

En distinguant les feuillets préliminaires, indiquer l’importance matérielle (ex. : II + 115 feuillets précédés et suivis de quatre gardes en papier).

 

Les feuillets de garde, indiqués en chiffres romains, renvoient aux feuillets foliotés différemment ‒ ou non foliotés mais utilisés originellement ou a posteriori ‒ et nécessitent une description.

 

 

h) <dimensions>

 

Les dimensions sont indiquées en millimètres, arrondies à 5 ou 10.

On précise les justifications (just.) entre parenthèses.

 

Ex. : 520 x 340 mm (just. 400/420 x 260 mm)

 

 

i) <Physfacet type ="réglure">

 

Les réglures peuvent être réalisées à la pointe sèche, à la mine de plomb ou à l’encre.

On relève, s’il y a lieu, le nombre des colonnes.

Si un texte est à longues lignes et un autre à colonnes, on mentionne ces deux dispositions.

On ne donne le nombre des lignes à la page que lorsqu’il s’agit d’écriture onciale.

 

 

j) <Physfacet type ="reliure">

 

On indique brièvement :

-        la technique (ex. : reliure souple, demi-reliure, cartonnage).

On emploie les expressions : plat supérieur (et non « premier plat »), plat inférieur, contreplat.

 

-        la provenance (ex. : reliure italienne, germanique).

Toutefois, on ne précise pas lorsqu’il s’agit d’une reliure française.

 

-        l’époque : on indique toujours la date de la reliure (ex. : reliure XVIe siècle).

Lorsque la reliure est datée avec précision, la date est signalée dans une balise <date type="reliure">.

Pour les reliures dépourvues de décoration, on mentionne seulement « reliure ancienne ».

On indique si la reliure est restaurée.

On n’emploie pas l’expression « dos moderne » mais « dos refait » (ex. : reliure XVIe siècle veau brun, dos refait).

S’il s’agit d’une reliure moderne, on indique seulement « reliure » ou « demi-reliure » (ex. : reliure veau brun). Toutefois, s’il s’agit d’un pastiche, afin d’éviter l’équivoque, on indique « reliure refaite » (ex. : reliure refaite au chiffre de Charles X).

 

-        la matière et la couleur (ex. : maroquin rouge, veau brun, velours violet).

On abandonne l’expression « peau de porc » au profit de « peau de truie ».

On n’emploie jamais l’expression « peau chamoisée » pour des reliures postérieures au XIVe siècle. Pour les basanes autrefois ornées de filets et grattées par exemple, on utilise « basane naturelle ».

 

-        le style et le procédé de décoration : on n’emploie que des expressions couramment admises : « au trèfle », « à la fanfare », « semé de », « aux armes de », « décoré aux petits fers », « décoré à l’aide de fers azurés », « décoré à la roulette », « décoré de plaque , « décor de polychromie », « écoinçons », « médaillons », « aux armes de », « au nom de », etc. (pour la terminologie courante, se référer au glossaire de la base Reliures).

Pour les reliures décorées à froid, on utilise les termes « estampée aux petits fers », « estampée à la plaque », « ornée de filets à froid », etc.

Pour les motifs, qui peuvent paraître poussés à froid, on précise s’ils ont été poussés en noir ou en argent.

Pour les reliures dorées décorées aux armes, on indique seulement « reliure aux armes de », « reliure aux armes et chiffre de », etc.

On ne décrit le dos des reliures que s’il comporte des armes, emblèmes, monogrammes, etc., qui établissent des provenances autres que celles indiquées sur les plats

 

-        les ais : on indique si la reliure comporte des ais de bois.

 

-        les travaux d’ornements : on indique les travaux d’ornements de métal, de boulons, de fermoirs, de lanières, les anciennes étiquettes (si elles portent un titre ou une cote, on le relève entre parenthèses : « ancienne étiquette de titre “ … ” » ; si le titre ou la cote sont frappés, on indique « ancien titre “ … ” », « ancienne cote “ … ” »).

 

-        les tranches : on indique si les tranches sont dorées, ciselées, peintes, marbrées ou jaspées.

S’il y a lieu, on mentionne, entre parenthèses, les armoiries ou monogrammes ciselés ou peints.

 

-        on indique les plats, étiquettes, etc. de reliures anciennes remontés sur les contreplats ou feuillets de garde.

 

-        les pièces de titre : titre au dos à transcrire tel qu’il est, avec des abréviations ou en petites capitales.

 

NB : pour un référentiel des termes appliqués à la reliure, voir le glossaire de la base Reliures.

 

 

k) <Physfacet type ="sceau">

 

À défaut d’un <physfacet type="estampille">, on indique les mentions d’estampille dans l’élément <physfacet type="sceau">.

 

Ex. : « Aux f. 1 et 112v, estampille de la Bibliothèque nationale (1792-1802), identique au modèle Josserand-Bruno, type 17. ».

 

 

Après la description physique (élément entier <physdesc>), on précise dans le <did> les mentions de langue et de lieu de conservation.

7 - La langue des unités documentaires

On précise toujours dans la balise <langmaterial> (langue des unités documentaires) les différentes langues utilisées dans le document.

 

Chaque langue est balisée au moyen de <language> dont on précise l’attribut « langcode ».

 

Ex. :

 

 

8 - L’organisme responsable de l’unité intellectuelle

La mention de l’organisme responsable de l’unité intellectuelle doit toujours figurer dans la notice.

On vérifie que les deux attributs indispensables ‒ « source » et « authfilenumber » ‒ sont complétés.

 

Ex. :    <repository>

<corpname authfilenumber="751041006" source="RCR">Bibliothèque nationale de France. Département des Manuscrits</corpname>

</repository>

 

 

9 - La provenance

Les informations relatives à la provenance du document sont données dans l’élément <custodhist>.

 

On y relève la provenance et les ex-libris, en identifiant autant que possible les possesseurs successifs, suivant l’ordre chronologique.

 

Cette partie, rédigée, peut être structurée en paragraphes par des <p>, et en alinéas par des </lb>.

 

On indique les anciens possesseurs dans les balises <name> correspondantes : <persname role="4010"> pour un individu ; <famname role="4010"> pour une famille ; <corpname role="4010"> pour une institution.

 

Ces noms sont à relier aux autorités Nom de personne ou Collectivité.

 

 

10 - Le contenu

10.1 - Généralités

On mentionne dans <scopecontent> tout élément de contenu : l’indication du ou des ouvrages qui forment le corps du manuscrit, des fragments, poésies, pièces liturgiques, etc., qui peuvent se trouver sur les feuillets blancs, dans les espaces laissés libres par le texte, sur les feuillets de garde.

 

Ne figurent pas dans le <scopecontent> : les mentions de scribe, de provenance, les essais de plume, mentions relevées dans le <physdesc>.

 

On réserve le <scopecontent> aux descriptions de manuscrits homogènes.

Lorsque le manuscrit présente des variations importantes (contenu, écriture, décor, etc.), on utilise les composants <c> de préférence au <scopecontent> pour bien distinguer et décrire les différentes parties.

 

On sépare les grandes unités textuelles au moyen des paragraphes <p>.

Pour alléger la mise en page et distinguer par exemple les parties d’une même œuvre, on peut utiliser la balise <lb> qui permet un retour simple à la ligne.

 

On indique en gras les feuillets de référence.

 

Chaque ouvrage contenu dans le manuscrit est désigné par :

-        le nom de l’auteur ;

-        le titre ;

-        l’incipit et l’explicit ;

-        le renvoi à l’édition principale et/ou aux études secondaires s’il y a lieu.

 

La description suit l’ordre des feuillets.

 

Deux exceptions cependant :

 

            a) quand la continuité du texte n’a pas été respectée par le relieur ou le copiste, on rétablit l’ordre des feuillets.

 

Ex. :    F. 1-127v. Philippus Cancellarius, Summa de bono.

            Les cahiers ayant été mal reliés, le texte se lit f. 1-40v, 105-112v, 41-88v, etc.

           

            F. 2-9, 10-115v. Gaufridus Pictaviensis, Summa theologiae…

            Le texte doit se lire 2-9, 10-25v, 27v, 2e colonne, etc.

 

            b) quand les additions faites dans les marges ‒ ou dans les espaces laissés libres par le texte ‒ présentent une continuité, on les regroupe à la fin de la description du contenu.

 

Ex. :    F. 2-8v, marges inférieures, 9v, 18v-20, marges inférieures etc. Alanus de Insulis,

            Distinctiones dictionum theologicalium.

 

 

On énumère les différents ouvrages.

Les mentions d’ouvrages du même auteur sont séparées entre elles par un point et un tiret.

Les différentes parties d’une œuvre sont séparées par un point-virgule et un tiret.

Si possible, on va à la ligne à chaque changement d’auteur.

 

Ces divers éléments ne se trouvent pas tous dans le manuscrit. Parfois, même l’auteur du traité et/ou le titre n’y figure(nt) pas ou est (sont) donné(s) sous une forme erronée. Il appartient au catalogueur de le(s) restituer entre crochets carrés.

 

10.2 - Le nom de l’auteur

Le nom de l’auteur figure dans la description du contenu après l’indication du feuillet.

On le donne en latin, au nominatif, en employant la forme la plus répandue.

 

Ex. : « Johannes Gerson » et non « Gersonio » ; « Thomas de Aquino » et non « Aquineas »

 

À partir du XVIe siècle, on le donne en langue vernaculaire.

 

On donne le nom de l’auteur véritable.

 

Il existe plusieurs cas de figure :

 

a) l’auteur indiqué dans le manuscrit n’est pas l’auteur véritable : on donne le nom de l’auteur véritable, entre crochets carrés, puis la rubrique du manuscrit, entre guillemets.

 

Ex. : F. 34-47. [S. Ambrosius Autpertus], De Conflictu vitiorum et virtutum : « Incipit liber b. Augustini de conflictu viciorum et machina virtutum ».

 

b) le texte est édité sous le nom d’un auteur, mais des travaux ultérieurs l’ont attribué à un autre auteur : on donne le nom de l’auteur désigné par les travaux les plus récents.

Sauf si ces travaux donnent des preuves historiques, mentionner simplement : « attribué à… » « par… » ; on fait précéder le renvoi bibliographique de la mention « édité sous le nom de ».

 

Ex. : Hugo de Moritonia, Summa sententiarum (édité sous le nom d’Hugues de Saint-Victor, dans P. L., CLXXXVI, 41-150) ; cf. Chossat, La Somme des Sentences, 23, 30.

 

            c) un même ouvrage est édité plusieurs fois sous différents noms d’auteur, sans que l’état actuel de la science permette de donner la préférence à l’un d’eux : on donne la rubrique du manuscrit et on indique les autres auteurs auxquels l’ouvrage a été attribué.

 

Ex. : De duodecim abusivis saeculi se trouve édité au tome IV de la Patrologie latine sous le nom de saint Cyprien, au tome XL sous le nom de saint Augustin, sans que l’on sache quel est l’auteur véritable : « F. 168v-172. [De duodecim abusivis saeculi] « Incipiunt dicta s. Augustini in XII graduum (sic) abusiva hujus seculi. Duodecim abusiva sunt saeculi… » (édité parmi les Opera spuria de s. Cyprien dans C. S. E. L., III/3, 152-173) ; cf. C. P. L., n° 1186. »

 

            d) un ouvrage d’un auteur connu peut avoir été repris postérieurement par un autre auteur et se trouver intégré dans un nouvel ouvrage.

 

Ex. : la compilation apocryphe De Anima, éditée sous le nom d’Hugues de saint-Victor, en quatre livres, est formée, pour le livre I des Meditationes de cognitione humanae conditionis, de saint Bernard ; pour le livre II, du De spiritu et anima, apocryphe de saint Augustin ; pour le livre III, d’une partie du Tractatus de interiori domo, de saint Bernard ; et pour le livre IV, du Manuale, apocryphe, de saint Augustin.

- Si le manuscrit contient l’ensemble de cet ouvrage, on le catalogue sous le titre De Anima, en indiquant les différentes parties dont il est composé.

- Si le manuscrit ne contient que l’une de ces parties, on peut supposer que le scribe n’a pas connu l’ouvrage d’Hugues de Saint-Victor et on le catalogue sous le nom du premier auteur : sanctus Bernardus, Tractatus de interiori domo.

- Mais si le manuscrit contient plus d’une de ces parties, on peut penser que l’on se trouve en présence soit de deux ouvrages d’auteurs différents copiés à la suite l’un de l’autre, soit d’un fragment de la compilation. On les catalogue alors sous le nom du premier auteur, en indiquant la place qu’ils occupent dans le second ouvrage : « F. 1-... sanctus Augustinus, De Spiritu et anima, apocr. (P. L., XL,…), forme le livre II du De Anima apocryphe d’Hugues de Saint-Victor. ‒ F. 10-... sanctus Bernardus, Meditationes de cognitione humanae conditionis (P. L., CLXXXIV,…), forme le livre I du De Anima apocryphe d’Hugues de Saint-Victor. ».

On emploie la même formule si le manuscrit ne contient qu’une partie de l’ouvrage mais donne le nom du second auteur.

 

10.3 - Le titre de l’ouvrage

On adopte le titre de notoriété (voir 3.2.2).

 

a)  Le manuscrit ne comporte pas de titre : on donne le nom de notoriété, entre crochets carrés.

 

Ex. : [Guillelmus Brito, Expositiones vocabulorum Bibliorum]

 

b) Le manuscrit comporte un titre différent du titre de notoriété : on donne ce dernier et on cite, entre guillemets, la rubrique dans laquelle se trouve le titre du manuscrit.

 

-        La rubrique se trouve au début de l’ouvrage : la citation suit immédiatement le nom de l’auteur et le titre restitué.

 

Ex. : Hugo de Sancto Caro, Speculum ecclesiae : « Incipit liber de divinis officiis Hugonis de Sancto Victore… ».

 

-        Le titre se trouve dans l’explicit : on cite celui-ci en dernier lieu, avant ou après les renvois bibliographiques, en indiquant le feuillet auquel il se trouve.

 

Ex. : F. 61-90v. Innocentius III papa, De Miseria humanae conditionis, sans le prologue : « Lotarius alias Innocentius IIIus de vilitate conditionis humanae » (titre ajouté). L. I (61-70v) ; ‒ L. II (71-82v) ; ‒ L. III (82v-90v) ; au f. 90v, « Expliciunt capitula libri domini Lotharii cardinalis qui postea dictus fuit Innocentius tercius de contemptu mundi et miserai hominis » (P. L., CLXVII, 701-746 ; M. Maccarone, Lugano, 1955).

 

c) Plusieurs opuscules d’un même auteur sont réunis sous un titre général par un éditeur : cette réunion étant arbitraire, il est extrêmement rare, pour ne pas dire impossible, qu’un manuscrit contienne l’ensemble de ces opuscules et dans l’ordre adopté par l’éditeur.

On traite chaque opuscule comme un ouvrage isolé. On donne donc le titre du manuscrit, et on indique, dans le renvoi bibliographique, le titre général adopté par l’éditeur et la place qu’il a donnée à l’opuscule catalogué.

 

Ex. :    Miscellanea, Tractatus XXX de…

            Hugo de Sancto Victore, De multiplici visione (P. L., CLXXVII, 646-647, Miscellanea, III, tit.  XXII).

 

d) Les différentes parties d’un ouvrage doivent être énumérées

Lorsqu’il manque le début ou la fin, ou l’un(e) quelconque des chapitres ou parties, on emploie les formules : « le début manque », « le c. X manque », « les dernières lignes manquent », « la fin manque » (ou « incomplet »), etc.

 

On indique de même :

-        les préfaces, prologues et épîtres dédicatoires, en mentionnant si elles font partie ou non de l’édition. On indique le destinataire des épîtres dédicatoires ;

-        le détail des sermons ou lettres (et leur incipit) contenues dans le manuscrit ; toutefois, on ne reprend pas les incipits parus dans les grands répertoires tels que Vatasso, Initia Patrum ou J. B. Schneyer, Repertorium der lateinischen sermones des Mittelalters, à moins que l’attribution ne fasse l’objet de contestation ;

      - s’il s’agit de sermons groupés selon l’ordre liturgique, on indique les divisions de cet ordre : sermones de tempore, sermones de sanctis, sermones communes ;

      lorsque plusieurs recueils de sermons ou de lettres présentent la même composition, on renvoie, pour le dépouillement, à la première notice détaillée et on note seulement les variantes de chaque manuscrit ;

      - s’il s’agit d’un recueil de sermons sans ordre apparent, on s’efforce de caractériser le recueil dans le titre, et on donne l’incipit de chaque sermon et l’explicit du dernier sermon. On donne le détail dans l’ordre strict offert dans le manuscrit, en indiquant la fête ou le sujet auquel il se rapporte. On distingue s’il s’agit de sermons, de thèmes de sermons ou de simples notes à l’usage des prédicateurs.

 

10.4 - L’incipit et l’explicit

L’incipit et l’explicit suivent le nom de l’auteur et le titre de l’ouvrage.

Ils sont donnés entre guillemets et séparés l’un de l’autre par un tiret précédé et suivi de points de suspension.

Ils reproduisent fidèlement le manuscrit.

 

On donne l’incipit et l’explicit quand on catalogue des ouvrages inédits, des ouvrages ou des fragments non identifiés, des recueils de sermons, ou dans certains cas particuliers (par exemple quand l’édition peut être difficile à trouver).

 

10.4.1 - L’incipit

L’incipit est, à proprement parler, le premier mot du texte.

Il ne faut pas confondre l’incipit avec la rubrique, souvent introduite par le terme « incipit ».

 

On relève également l’incipit quand il est différent du texte édité.

Dans le cas d’un florilège, on relève tout ce qui permet de caractériser le recueil.

 

Ex. : Gerlandus, Computus : « Superioris igitur tabule…‒… repereris et diem Pasche dominicum ».

 

Certains textes ‒ en particulier les sermons, commentaires, etc. ‒ commencent par une citation. On donne en italique les deux ou trois premiers mots de la citation, que l’on fait suivre de points de suspension, puis, en romain, les premiers mots du texte.

 

Ex. : « Levate oculos vestros… Hoc verbum Domini… ».

 

Lorsque le texte est précédé d’une préface, d’un prologue ou d’une épître dédicatoire, on en donne l’incipit avant de donner l’incipit du texte.

 

10.4.2 - L’explicit

L’explicit est, à proprement parler, les derniers mots du texte.

Il ne faut pas confondre l’explicit avec la dernière rubrique, souvent introduite par le mot « explicit ».

Il ne faut pas non plus confondre l’explicit avec les formules qui, souvent, terminent le texte (ex. : « …qui vivit et regnat in secula seculorum… »). Il est inutile de relever ces formules.

On arrête la citation après les premiers mots de la doxologie, que l’on remplace par des points de suspension.

 

10.5 - Le renvoi à l’édition principale et/ou aux études secondaires

Les éditions sont indiquées entre parenthèses.

 

On cite la dernière édition ou la plus accessible.

Dans bien des cas, la Patrologie latine se trouve être l’édition la plus accessible. Mais cet ouvrage n’étant souvent qu’une reproduction d’éditions anciennes, on cite de préférence une édition critique également.

 

Le renvoi à l’édition comprend :

-        le nom de l’éditeur ;

-        le titre (s’il est différent de celui du document catalogué) ;

-        les pages extrêmes.

 

Ex. :    Collectio canonum Herovalliana (Petit, Theodori Poenitentiale, II, 102).

            S. Vincentius Lirinensis, Commonitorium (éd. Noxon, LXXVIII et 1-136).

 

Pour la Patrologie latine et le Corpus de Vienne, on emploie les abréviations « P. L. » et « C. S. E. L. ».

Si le texte du manuscrit est différent du texte édité, on l’indique par la formule « avec variantes » ou « texte différent ».

 

Si l’édition est faite d’après le manuscrit catalogué, on l’indique par la formule « d’après ce ms. ». Dans ce cas, on peut être amené à citer deux éditions, les éditions du XVIIe siècle ou du XVIIIe siècle, faites d’après les manuscrits de la bibliothèque royale, ayant souvent été refaites d’une manière plus scientifique au XIXe siècle ou au XXe siècle.

 

Ex. :    1577. ‒ Nicolaus Psalmaeus, Diarum concilii Tridentini

13 nov. 1562-4 dec. 1563 (Hugo, Sacrae Antiquit. Mon., I, 329-411, d’après ce ms. ; ms. H de Merckle, dans Conc. Trident. nova coll., II, 722-977).

 

Si l’éditeur a utilisé le manuscrit sans toutefois que l’édition en soit la reproduction exacte, on indique par quel sigle le manuscrit est désigné dans cette édition.

 

Ex. : S. Isidorus Hispalensis, Chronica majora (ms. 16 de Mommsen, dans M. G. H., Auct. ant., XI, 424-481).

 

S’il s’agit d’une édition ancienne, on adopte une formule du type « (éd. Lyon, 1570, 2-128) ».

S’il s’agit d’une édition antérieure à 1500, on renvoie au répertoire d’incunables où l’on en trouve l’indication.

 

11 - Les références bibliographiques

L’ensemble de la bibliographie relative au manuscrit est portée dans l’élément <bibliography> qui suit le <scopecontent> dans la notice.

 

Elle est présentée de manière chronologique pour faciliter le travail de mise à jour régulier, avec un <p> pour chaque année, dans lequel on insère des <bibref>, distingués entre eux par des <lb/>.

 

Ex. :    <bibliography><p> 2009

            <lb/>

            <bibref>…</bibref>

            <lb/>

            </p>

            <p> 2010

            <lb/>

            <bibref>…</bibref>

            <lb/>

            </p>

            </bibliography>

 

Rappel : dans le corps de la notice (c’est-à-dire dans le <scopecontent>), les renvois aux études bibliographiques pour justifier un propos sont écrits en abrégé.

 

Ex. : « Du Meril, Orig. lat. du théâtre moderne ».

 

Quand l’ouvrage cité est un article de revue ou de collection, on donne : le nom de l’auteur, le titre de la revue (en italique et précédé de « dans »), le numéro du tome de la collection avec, pour les revues, l’année et l’indication des pages.

 

Ex. : Wilmart, dans Rev. bénéd., t. 28, 1930, 156-180.

 

On ne donne jamais le titre des articles.

Les titres des ouvrages sont donnés en abrégé, avec les abréviations courantes et facilement compréhensibles.

 

12 - Documents de substitution

Les documents de substitution sont indiqués dans la balise <altformavail>.

 

Il peut s’agir de microfilms, du document numérisé, de facs-similé ou d’un renvoi à la base Mandragore.